Le Québec n’est pas épargné par la crise mondiale et tout comme la majorité des pays des mesures sont prises afin de limiter ses impacts. Le domaine des jeux est également confronté à une baisse d’activité très importante et les dirigeants ne veulent pas baisser les bras. C’est le cas de Loto-Québec qui n’hésite pas à investir pour relancer son activité économique. Son dirigeant, Alain Cousineau, vient de présenter aux membres de la Chambre du Commerce les quatre objectifs majeurs qu’il s’est fixé et les moyens mis en œuvre pour les atteindre.
1 - Les casinos : le président de cette Société d’Etat n’a pas hésité à ouvrir en juin dernier un quatrième casino : le Mont-Tremblant. Cet établissement a bénéficié de très gros moyens financiers qui ont permis l’installation de 400 machines à sous, 25 tables de jeux… Loto-Québec veut que ses établissements de jeux de casino se dénotent de ses concurrents, c’est pourquoi il insiste sur l’accueil qui doit être irréprochable, sur l’ambiance qui doit permettre à ses clients de vivre un moment magique et leur permettre de s’évader. Des formations ont ainsi été mises en place afin que le personnel de ces casinos soit en mesure de répondre à leurs attentes. Alain Cousineau insiste sur le fait que ses maisons de jeux ont permis la création de très nombreux emplois.
2 - Les loteries : le président de Loto-Québec veut réinventer ce type jeux dont les attentes des joueurs ont littéralement changées depuis sa création. Il considère qu’il faut repenser ce concept de manière à attirer les jeunes adultes.
3 – Les jeux en ligne : le nombre de sites consacrés à ce genre de jeux est en pleine explosion, et les joueurs ont l’embarras du choix. Au Canada, ce secteur a connu une augmentation de l’ordre de 30 % en cinq ans, et les estimations pour les deux prochaines années avoisineraient le milliard de dollars.
4 – Le jeu responsable : les jeux en ligne ne permettent pas un encadrement des joueurs et c’est à l’Etat que revient la lourde tâche de prendre en charge les problèmes d’addiction. Loto-Québec a quant à lui investi 160 millions de dollars en sept ans consacrés à venir en aide à ce genre de joueurs excessifs et à la gestion des Appareils de Loterie Vidéo qui permettent de limiter le nombre de ces joueurs.
Le Québec apparaît donc comme étant l’une des provinces où l’on consacre un budget si conséquent afin de lutter aux problèmes d’addiction, et la première à avoir obtenu la certification de l’autorité mondiale sur les activités de loterie (World Lottery Association).