25 février 2010
L’ouverture à la concurrence des jeux d’argent en ligne, comme le poker en ligne ou les casino en ligne alimente les conversations ces derniers mois. Après avoir été reportée à maintes reprises, il avait été décidé que celle-ci aurait finalement lieu le 1er juin 2010. Pourtant, à en croire les toutes dernières informations la date devrait une nouvelle fois être modifié. Le rapporteur du projet de loi, François Trucy, confirme cette nouvelle expliquant qu’il est impossible que le Sénat puisse se saisir du texte avant le mois de janvier. En effet, alors que le Ministre du Budget, Eric Woerth, avait présenté son projet de loi en mars dernier et qu’il prévoyait son application début juin 2010, les députés ont pris du retard et par conséquent adopté le texte qu’en octobre dernier. De ce fait, il est pour le moment encore difficile d’envisager la date exacte de l’ouverture des paris en ligne.
Cette nouvelle a fait l’effet d’une bombe au sein des opérateurs de jeux, car cette ouverture est très attendue en raison de la très grande opportunité qu’elle présente pour les sites de jeux sur internet. Pour l’année 2008, la Française des Jeux et le PMU, qui sont les deux seuls opérateurs à être autorisés à proposer en toute légalité des paris sportifs et hippiques, ont enregistré un chiffre d’affaires de 21 milliards d’euros qui a été généré par les 30 millions de français qui fréquentent ces sites. Et l’on peut évaluer entre deux et trois milliards d’euros par an les jeux en ligne sur les sites illégaux. Les nombreux opérateurs en lice pour l’obtention de la licence accordée par l’Autorité de Régulation des Jeux En Ligne (ARJEL) sont très inquiets. Cette dernière ne pourra assurer ses fonctions qu’à partir du moment où la loi sera légiférée. Les postulants espéraient pourtant que la coupe du monde de football 2010 serait l’occasion rêvée de développer leurs sites de paris en France de manière légale, mais il semblerait que ce soit de nouveau les sites illégaux qui profitent de ce marché.
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12 janvier 2010
La Société des Bains de Mer (SBM) a publié les bilans des 3 dernières années sur son site internet. Le dernier rapport financier semestriel arrêté au 30 septembre 2009 fait ressortir une baisse du chiffre d’affaires de 9 %. La célèbre société monégasque SBM et filiales a enregistré un chiffre d’affaires de 240,8 millions d’euros pour le premier semestre de 2009. Le résultat net de 40 millions d’euros est en diminution de 28 % par rapport aux résultats de l’année précédente et le résultat financier est négatif, moins 0,1 million contre un profit pour la même période de 4,3 millions d’euros pour l’exercice antérieur. Le résultat par action passe
ainsi de 3,06 euros à 2,21 euros.
Cette baisse des revenus n’est pas seulement due à la crise économique internationale mais également à la loi antitabac qui est entrée en vigueur à compter du 1er novembre 2008 dans les casinos monégasques.
En tout état de cause, il s’avère que la diminution du chiffre d’affaires du dernier semestre est moins importante que les prévisions réalisées qui donnaient une baisse de 16 % pour le premier trimestre de l’exercice de 2009.
Pour tirer son épingle du jeu, la Société des Bains de Mer mise sur l’ouverture à la concurrence des jeux d’argent en ligne. C’est ainsi qu’elle a souscrit une augmentation de capital qui lui permet de détenir 50 % - à parité avec Financière Lov, la holding de Stéphane Courbit, Mangas Capital Gaming (MCG), qui contrôle l’opérateur de casino en ligne Betclic. L’apport de fond permet ainsi à MCG l’acquisition de sociétés européennes et grâce à ce partenariat la SBM pourra dans le domaine des jeux valoriser la marque Monte-Carlo SBM.
Aussi, malgré les derniers investissements réalisés, il reste difficile pour la société monégasque de faire des prévisions précises de chiffre d’affaires pour l’exercice à venir. Et comme l’indique son communiqué « La poursuite de la crise économique internationale et l’absence de perspectives d’amélioration significative avant plusieurs mois conduisent à prévoir pour le groupe un exercice 2009/2010 difficile ».
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12 janvier 2010
Les casinos français continuent à vivre pour la seconde année consécutive une baisse sensible de leurs revenus sur les jeux. Le sénateur François Trucy UMP, qui est l’auteur de deux rapports sur les jeux, met en cause la crise économique et financière, l’interdiction de fumer dans les lieux publics en vigueur depuis le 1er janvier 2008 mais également les jeux d’argent en ligne depuis l’étranger qui sont illégaux et qui doivent être légalisés pour la Coupe du monde de football en juin 2010. L’ouverture à la concurrence des jeux va permettre de réguler le marché des jeux sur internet en légalisant les jeux de poker, les paris sportifs et les paris hippiques. Elle va mettre fin au monopole actuel de la Française des jeux, du PMU et des casinos.
Un communiqué émanant des 3 syndicats de la profession des jeux que sont, le syndicat des casinos modernes de France présidé par Patrick Partouche, des casinos de France présidé par Michel Roger et l’association des casinos indépendants de France présidé par Luc Le Borgne donne le produit brut des jeux des établissements de jeux (différence entre les mises et les gains) pour le dernier exercice 2008/2209 pour 2,3 milliards d’euros, soit une diminution de 9 %. Cette baisse est évaluée à près de 20 % en deux ans pour les 196 casinos français, mis à part les 3 nouveaux établissements de jeux récemment créés.
Jean-François Cot, secrétaire général des casinos de France vient de préciser que le produit brut des jeux est passé de 2,8 milliards d’euros pour l’exercice 2006/2007 à 2,55 milliards pour 2007/2008 et 2,3 milliards d’euros pour 2008/2009.
Une étude prévoit que malgré l’ouverture à la concurrence du marché des jeux de casino, les établissements de jeux vont continuer à connaitre des difficultés. Toutefois, les casinos dans leur ensemble ont depuis quelques semaines constatés une stabilisation de leurs revenus, une tendance qui « reste à confirmer » à souligné le secrétaire général des casinos de France Jean-François Cot.
Une centaine de casinos dont les plus connus comme Partouche, Barrière, Tranchant, Joa offrent des cagnottes qui sont communes à plusieurs machines à sous et dont les gains peuvent aller jusqu’à 4 millions d’euros. Ces jeux ainsi que le poker attirent une nouvelle clientèle dans les casinos.
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5 janvier 2010
La Société Européenne d’investissement Bridgepoint Capital a acheté en 2005 Moliflor Loisirs qui enregistrait des revenus annuels de l’ordre de 260 millions d’euros. L’acquisition a été monnayée à 465 millions d’euros. Au printemps 2006 Loto-Québec a racheté 35 % des parts de Moliflor Loisirs et a investi 87 millions de dollars. Cette participation qui s’élève à 4,8 millions de dollars en équité engendre des interrogations. Comment le syndicat bancaire a-t-il pu accorder un prêt alors que les dettes étaient si importantes ? On pourrait supposer que cette vente a été facilitée de façon à sortir Moliflor Loisirs de la situation préoccupante dans laquelle elle se trouvait. L’année 2007 avait été une année positive puisque le bénéfice avait atteint 1 million de dollars. En revanche, les deux années suivantes n’ont pas enregistré des chiffres aussi encourageants en raison de la crise financière qui a touché le monde entier et de l’interdiction de fumer dans les lieux publics qui a été appliquée au 1er janvier 2008. Ainsi la perte de Loto-Québec a avoisiné les 6,3 millions de dollars. De ce fait, les actionnaires ont accepté en février dernier de renoncer à leurs intérêts qui auraient dû s’élever à 8 % pour une période minimale de 12 mois.
Une deuxième interrogation subsiste quand on sait que Moliflor Loisirs n’est tenue de verser les intérêts qu’en 2016 et qu’elle demande néanmoins à ses actionnaires d’y renoncer dès à présent. Loto-Québec reste très discret au regard de ses résultats, contrairement à son concurrent qui est le groupe Partouche. Ce dernier les a publiés l’été dernier et ne s’est pas caché d’avoir enregistré une baisse d’activité de 8 % en comparaison avec les chiffres de l’année précédente au même moment. Si Loto-Québec affichait un résultat comparable, il serait déficitaire d’un quart de son chiffre d’affaires, et par conséquent l’investissement ne serait plus rentable.
Mots-clefs : groupe partouche, loto québec, Moliflor
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