Les jeux de hasard sur internet illégaux en suisse

13 septembre 2009

Les cantons demandent une application de la loi sur les jeux de hasard sur internet et souhaitent une plus grande coopération de la confédération. Le Conseil fédéral suivant la proposition de la Commission fédérale des maisons de jeux souhaite assouplir la loi. Mais la confédération des directeurs cantonaux qui est chargée du marché des loteries et qui a rédigé un rapport sur les paris sur internet et sur les loteries serait plutôt favorable à un statu quo avec une offre contrôlée par Swisslos et la Loterie romande à un moment ou la suisse enregistre une forte croissance des jeux illégaux proposés par des prestataires étrangers.

L’organe indépendant La Comlot créé par les cantons depuis trois ans et qui a en charge la surveillance des loteries et paris suisse dénonce une trentaine de dossiers illégaux. Quant aux cantons ils souhaitent une plus grande coopération des instances compétentes.  Mais les jeux de hasard sur internet sont accessibles à partir de nombreux points du globe, il faudrait non seulement bloquer l’accès aux sites d’exploitants qui contournent la loi mais également mettre en place des décrets de lois.

La CDCM évalue à 75 millions de francs suisse le produit brut des jeux interdits en suisse pour l’année 2007 et elle estime les coûts de cette dépendance pour la collectivité publique  entre 68 et 270 millions de francs annuels sans compter les millions qui échappent au fisc et les risques de dépendances non contrôlés.

La confédération envisage l’assouplissement des jeux de hasard sur le net en octroyant une dizaine de concessions et les cantons souhaitent l’attribution de licences qui ne pourraient être valables qu’en Suisse afin d’être liées aux charges sociales.

Fronde anti Google, quelles conséquences sur le marché des jeux en ligne ?

27 août 2009

Lorsqu’on est le leader incontesté d’une industrie particulièrement innovante et ce, depuis une décennie, force est de se voir attaquer de toute part par des concurrents scrupuleux ou non. Et c’est le cas du géantissime Google, que nous connaissons tous, pour son moteur de recherche, mais nous le verrons, qui dépasse l’univers si lucratif de la recherche sur le Net et qui vit depuis quelques mois de véritables attaques rangées de la part de ses concurrents principaux. Et car, pour exister sur Internet, il faut tout d’abord avoir une visibilité sur les moteurs de recherche, les menaces répétées à l’encontre de Google pourraient avoir des conséquences sérieuses sur l’industrie du jeu en ligne.

yahoo-vs-googleCrée en Californie en 1998 dans le but d’organiser la toile et de la rendre plus accessible, Google, leader incontesté des moteurs de recherche (64% des parts de marché), n’est plus uniquement une start-up vouée à l’annuairisation du Web mais, il s’agit d’une multi nationale gigantesque qui propose, entre autres, une suite Office en source libre, un système de GPS, un gestionnaire de photos et de vidéo, un service d’email, de la téléphonie mobile, un réseau de publicité en ligne etc. Il n’est donc pas étonnant de voir ses principaux concurrents lui tourner autour. Et dernièrement c’est le cas de deux autres multi nationales californiennes de s’unir tout d’abord pour tenter de créer un moteur de recherche rivalisant avec Google.com. En effet, Yahoo et Microsoft ont conjugué leurs efforts pour s’unir autour de Bing.com et l’effet est plutôt réussi en ce qui les concerne. Mais ce n’est pas tout. Google ayant annoncé son intention d’obtenir le monopole de la numérisation des livres, Microsoft, Yahoo et désormais Amazon montent au créneau ensemble avec pour but unique : tout faire pour empêcher Google d’obtenir la numérisation. Et ne se leurrons pas, il s’agit d’une histoire de gros sous comme d’habitude.
Toujours est-il que cette fronde peut se transformer en véritable guerre qui aura des conséquences à la fois au niveau des sites annonceurs référencés que sur la qualité du service offert aux internautes toujours plus enclins à se voir offrir un service de qualité.

Concrètement pour ce qui est du jeu en ligne, qui vit principalement de sa visibilité sur les moteurs de recherche en général et sur google.com en particuliers, c’est toute la stratégie qui sera à revoir et pour les joueurs en ligne, c’est leur habitude de recherche qui sera à changer, et c’est sans doute le plus grand défi qui attend la fronde anti Google !

Le rachat du groupe Malaisien Genting de 3,2 % du capital de MGM Mirage

9 août 2009

La crise économique et financière de ces dernières années n’a pas épargné le groupe MGM Mirage dont le fondateur est Kirk Kerkorian d’origine arménienne âgé aujourd’hui de 92 ans. Le milliardaire afin de renflouer son économie et de redresser au plus vite son industrie du jeu, a mis en vente des actions pour 1 milliard de dollars au mois de mai 2009 et c’est ainsi qu’il a vu passer sa participation de capitale de 53,8 % à 39 % des parts de MGM Mirage.

Kir Kerkorian est propriétaire de plusieurs établissements de jeux de casino et de complexes hôteliers. Mais les problèmes financiers qui se sont accentués ces dernières années, tout comme pour de nombreux casinotiers dans le monde, l’ont obligé a stopper certains projets en cours de travaux de réaménagement ou de construction. Il a même dû vendre des casinos et a craint la faillite de son groupe. Il a aussi étalé ses dettes qui représentaient environ 14 milliards de dollars.

Le groupe Genting qui se trouve spécialisé dans l’hôtellerie en Asie et qui est actuellement à la tête de nombreux casinos a investit 100 millions de dollars pour obtenir 3,2 % du capital de MGM Mirage. Genting est un groupe malaisien de jeux et de divertissement qui possède de nombreux casinos. Il fait son entrée sur le marché des jeux en ligne.
 
Le nouvel investisseur qu’est le groupe Malaisien Genting dans MGM Mirage est le bienvenu. Cette association va permettre des partenariats importants pour un nouveau marché au Japon et à Taiwan au moment où le gouvernement compte donner des autorisations de jeu.

L’ouverture du marché des jeux en ligne prévue dans six mois

3 août 2009

L’ouverture à la concurrence du marché des jeux en ligne sera effective dans six mois, soit le 1er janvier 2010. Cette loi française va permettre à tous les opérateurs ayant obtenus une licence de proposer en toute légalité les paris sportifs à cote, les paris hippiques mutuels et le poker en ligne excluant les paris hippiques non mutuels ou les jeux de casino en ligne. Cette ouverture est très attendue. Néanmoins, ce projet est contesté par de nombreux opérateurs intéressés par ce marché estimé juteux. Ils remettent en cause non seulement le taux de retour aux joueurs limité à 85 %, cette mesure a été prise afin d’éviter l’addiction aux jeux, mais également  le taux de taxe prévu à 7,5 % qui devrait être prélevé sur le chiffre d’affaires. Ils demandent que cette fiscalité soit calculée sur le produit brut des jeux qui est la différence entre les mises et les gains. Leur demande porte également sur l’obtention automatique de la licence française pour tout opérateur établi dans l’union européenne.

L’auteur des rapports sur les jeux d’argent et de hasard est le sénateur François Trucy qui craint que l’étude du projet de loi prévu avant l’été et qui n’est toujours pas inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée soit repoussé. En effet, le calendrier des travaux parlementaires est très chargé.

Alain Schott et François Druel, deux professionnels du net dont l’un est riche d’une expérience dans le domaine des télécoms et des médias et le second consultant en ingénierie de l’innovation sont coprésident d’une association sur la protection des mineurs sur internet et sur la citoyenneté. Ils  ont conçu un système de protection des mineurs qu’ils ont présenté à l’ARJEL pour un projet de plate-forme technique obligeant tous les joueurs et opérateurs à y passer pour contrôle.

Selon une étude réalisée le marché des jeux d’argent en ligne est estimé à 2 milliards d’euros dès l’année 2010 et à 3,4 milliards d’euros en 2015 contre 1,17 milliards d’euros en 2008 pour le PMU, la Française des jeux et les mises de paris en ligne