paris en ligne

Stéphane Courbit ne lésine pas sur les moyens. Cet homme a plus d’un tour dans son sac et s’il a prouvé qu’il était capable d’atteindre ses objectifs, il n’en reste pas moins qu’il a bien l’intention d’aller plus loin. L’ouverture des jeux en ligne, comme les paris sportifs est une opportunité pour lui, comme pour beaucoup d’autres, de se placer en vue d’avoir les meilleures parts de marché. Grâce à Mangas Gaming, dont il est propriétaire en partie, cet homme issu de l’audiovisuel  qui a fait venir en France le concept de la télé-réalité, a racheté deux sociétés de jeux en ligne, après avoir acquis le britannique Betclic. Doucement mais sûrement, Mangas Gaming prend du galon et étend sa notoriété à travers le continent européen avec le rachat du suédois Expekt, spécialisé dans les paris sportifs et le poker. Quant à Bet-at-home, l’offre de rachat table sur 50% du capital de la compagnie autrichienne, opération qui triplera très certainement la taille mais aussi le nombre des joueurs de Mangas. Cette situation est très paradoxale, dans un contexte économique très difficile, où les premiers à se plaindre de la crise et à tirer la sonnette d’alarme sont les casinotiers et les acteurs du jeu en ligne. Les explications sur l’état de leur situation sont nombreuses et tiennent des dégâts causés par l’arrêt brutal de la cigarette dans les casinos, ainsi qu’aux contrôles des identités, ce qui a réduit le nombre de joueurs. Malgré cela, on assiste à un renouveau du milieu des jeux légalisés cette fois-ci. Car très bientôt, à compter du début de l’année prochaine, les jeux et les paris sportifs et hippiques seront disponibles sur la toile, alors qu’interdits jusqu’à présents par le gouvernement français. Les sites opérant sur le web en France, ne sont pour l’heure, que des sites agissant illégalement, la concurrence étrangère ayant investi l’ensemble de l’Hexagone.

Aujourd’hui, pour concurrencer les nombreux sites en ligne, il faut avoir les épaules solides, c’est-à-dire une bonne assise financière et être connu. C’est ce qui explique l’acharnement de Stéphane Courbit, entre autres, dans ses rachats de sociétés en ligne. C’est en mettant en commun ses forces, sa notoriété, ses domaines de compétences et sa technicité, que l’adage « que le meilleur gagne » se vérifie et seules les brutes du milieu peuvent tirer leur épingle du jeu.

Les français sont particulièrement attirés par les jeux sur Internet, ainsi que par les paris sportifs. Ce n’est pas moins de vingt et un milliards d’euros qui ont été dépensés l’an dernier, ce qui laisse présager une explosion spectaculaire dès la libéralisation des jeux. Fort heureusement, celle-ci ne se fera pas n’importe comment et les propriétaires de sites devront se conformer à des règles très strictes, ainsi qu’à une vigilance sans commune mesure, s’ils veulent se voir accorder la licence d’exploitation adéquate. Le nouveau fléau qui guette aujourd’hui les jeunes et les moins jeunes est le jeu compulsif. Médecins et associations tirent la sonnette d’alarme et mettent en exergue la fragilité des mineurs sur quelque chose qu’ils ne pourront contrôler. Cet aspect des choses est pris en compte dans les règles qu’impose le gouvernement français aux opérateurs, quels qu’ils soient. Sous le joug de l’Autorité de Régulation des jeux en ligne, règles et mesures seront définies et applicables en fonction, sous peine d’emprisonnement et de dommages et intérêts considérables, pour non respect.

Le milieu des jeux draine beaucoup d’argent, tant pour les acteurs des casinos et sites en ligne que pour l’Etat, grâce aux nombreuses redevances qu’il leur impose. Mais il draine aussi de nombreux problèmes à venir dans la mesure où ceux qui actionneront les manettes n’auront pas compris que la santé psychique et financière de certains joueurs, susceptibles de tomber dans l’engrenage du jeu, sera fragilisée.