Le record du Jackpot remporté au Casino de Palavas-les-Flots le 6 mars 2009 devient après quelques jours un dossier problématique. Marie-Hélène a bien misé 50 euros au jeu mais elle a demandé à Francis, une relation de jeu qu’elle appelle son « Porte bonheur » ou encore « Trèfle à quatre feuilles » d’appuyer sur le bouton, lui qui est chanceux, stoppant ainsi la machine qui a affiché les Trois 7 sur fond bleu. C’est alors que l’incroyable s’est produit, le gain affiché s’élève à 2 174 667,15 euros. Mais depuis le rêve s’est transformé en cauchemar pour l’heureuse gagnante qui s’est pourtant vu félicitée par la Direction du casino du groupe Partouche et qui a reçu tous les honneurs qui se doivent devant un Jackpot de cette ampleur.
Mais à présent le Mégapot ou jackpot progressif pose problème. Francis revendique le gain. Il certifie être le véritable bénéficiaire puisque c’est lui qui a joué. L’unique question est à présent de savoir qui est le vrai gagnant, celui qui mise ou celui qui appuie sur le bouton ? Le différend n’a pas l’air de se résoudre facilement et celle qui croyait avoir décroché la lune va devoir être interrogée selon la procédure de rigueur.
Défendu par son avocat Maître Luc Abratkiewicz, Francis à saisi la justice. Il a déposé une plainte auprès du Commissariat de police. Une enquête est ouverte et selon la procédure en vigueur Marie-Hélène va être entendue par les services de police. Elle sera auditionnée en qualité de témoin. Selon son avocat Maitre Cabanes, ce geste porte un nom, il se nomme « un mandat de faire » et il est défini par les articles 1984 et suivants du Code civil « Le mandat ou procuration est un acte par lequel une personne donne à une autre le pouvoir de faire quelque chose pour le mandant et en son nom. Le contrat ne se forme que par l’acceptation du mandataire ».
Le bonheur de Marie-Hélène s’est transformé en cauchemar. Elle se sent humiliée d’être traitée d’avar, elle qui comptait retourner au casino pour gâter le personnel. Tous ces projets d’avenir pour elle et son entourage s’envolent en fumée. Elle arrive même à se demander si ce ne serait pas mieux de rendre l’argent gagné plutôt que de vivre un tel affront.
Le déroulement de l’enquête et l’instruction de ce litige diront sans doute s’il y a infraction ou non. Le règlement du casino dit qu’il faut payer le joueur qui se déclare et c’est ce qui a été fait. Les premières vérifications des images montrent bien que c’est Marie-Hélène qui a misé. Mais actuellement, le gain gagné par l’un et revendiqué par l’autre. Décidément le goût du champagne si gentiment servi par le barman et offert par le directeur du Casino de Palavas-les-Flots Pierre-Marie-Richard a pris depuis pour Marie-Hélène un goût amer.